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« La Grande Bellezza », un film culte qui raconte la fresque italienne

Par Lena Viallet & Amélie Pautrieux

La Grande Bellezza, film culto che dipinge un affresco italiano

La Grande Bellezza è un dramma italiano co-scritto e diretto da Paolo Sorrentino nel 2013. Il film è stato presentato in concorso al Festival di Cannes e alla cerimonia dei Césars e ha ottenuto l’Oscar per il miglior film straniero nel 2014.

Il film si apre con una citazione da Voyage di Louis-Ferdinand Céline.

“Viaggiare è molto utile, fa lavorare l’immaginazione. Tutto il resto è delusione e stanchezza. Il nostro viaggio è completamente immaginario. Questa è la sua forza.”

Il regista del film, Paolo Sorrentino, spiega che questa citazione equivale a dire: il film è realtà ma è anche inventato. L’invenzione è necessaria al cinema, proprio per raggiungere la verità.

La città di Roma è lo scenario principale del film, attraverso il quale si scoprono numerose fontane, piazze e palazzi che raccontano la capitale italiana. Jep Gambardella, il personaggio principale, risiede d’altronde in un appartamento la cui ampia terrazza si affaccia sul Colosseo. È un critico d’arte dal fascino irresistibile, noto soprattutto per il suo unico romanzo L’Apparato Umano. Il film si apre sulla sua terrazza, dove moltissime persone sono venute a festeggiare i suoi 65 anni. Si Balla, si beve, si urla ma soprattutto non ci si preoccupa di nulla. Solo che all’alba di questo nuovo anno, Jep ha una rivelazione: non vuole più perdere tempo per le cose che non gli piacciono. Inizia così La Grande Bellezza. A partire da questa rivelazione, il critico misantropo e cinico trova una missione quasi vitale : nella ricerca spirituale della grande bellezza, tornerà a scrivere e ritroverà gusto per la vita.

Il film si svolge a Roma, in scenari magnifici, ma soprattutto ricchi. Attraverso questa bellezza, seguiamo Jep, la cui solitudine si fa sempre più presente. Le feste mondane e la bella vita non gli bastano più, è in cerca di sensazioni, di novità. Proverà a colmare la noia che lo circonda attraverso nuove relazioni amorose e i suoi ricordi. Il paradosso in questo film è che Jep ha tutto: il suo libro gli vale una ricchezza e una gratitudine eterna, frequenta persone influenti, seduce tutte le persone che incontrano il suo cammino. Tuttavia, si annoia, si stanca, non sa più dove va poiché ha già fatto tutto. Il film porta quindi a chiedersi se il successo e il denaro siano davvero attraenti come si pensa, perchè non fanno veramente la felicità. Una scena emblematica è quella in cui Jep discute nella terrazza con i suoi amici e finisce per dire a tutti che le discussioni che hanno non sono sincere e che ognuno conosce le bugie degli altri. Fanno solo finta, perché è quello che bisogna fare in quegli ambienti. Jep Gambardella dipinge così un ritratto triste del mondo che lo circonda. Oltre a far pensare alla questione della gloria e della ricchezza come fonti di realizzazione, il film pone anche la questione dell’età. Possiamo reinventarci in qualsiasi fase della vita ?

grande bellezza
Photo du Film © Gianni Fiorito

La Grande Bellezza, un film culte qui raconte la fresque italienne

La Grande Bellezza est un drame italien écrit et réalisé par Paolo Sorrentino en 2013. Le film est tout d’abord présenté au Festival de Cannes et aux César mais n’obtient aucune distinction. Néanmoins, en 2014, il obtient l’Oscar du meilleur film étranger.

Le film commence avec une citation de Louis Ferdinand Céline, extrait de Voyage au bout de la nuit :
“Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déception et fatigue. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire. Voilà sa force.”

Le réalisateur explique alors que cette citation signifie que le film est une réalité mais est aussi inventé. L’invention est nécessaire au cinéma, justement pour raconter la vérité.

Le film se passe principalement à Rome. On découvre à travers le film de nombreuses fontaines, places et palaces qui racontent la capitale italienne. Le personnage principal, Jep Gambardella, habite un appartement qui donne sur le Colisée.

Jep Gambardella est un critique d’art très charismatique, connu pour son unique roman L’Appareil Humain. Sur sa terrasse, de nombreuses personnes sont venues célébrer ses 65 ans. Ça danse, ça boit, ça hurle, mais surtout, personne ne se préoccupe de rien. Or, Jep a une grande révélation : il ne veut plus perdre de temps à faire ce qu’il n’aime pas. C’est comme cela que commence le film. A partir de cette révélation, le personnage principal, misanthrope et cynique, trouve une nouvelle mission vitale : la recherche de la beauté. Il décide alors de se remettre à écrire, et retrouve à travers cette quête spirituelle, le goût à la vie.

Le film se déroule à Rome, dans de magnifiques décors, surtout aisés. À travers toute la beauté de Rome, nous suivons donc Jep, pour qui la solitude se fait de plus en plus présente. En effet, les fêtes mondaines et le beau monde qui s’y trouve ne le satisfont plus. Jep est en recherche de sensations, de nouveautés. Il cherchera à combler l’ennui qui l’entoure à travers de nouvelles relations amoureuses, mais aussi dans ses souvenirs. L’élément qui est paradoxal dans ce film est que Jep a tout : son libre lui vaut une richesse et une gloire éternelle, il fréquente des personnes influentes, séduit tous ceux qu’il rencontre sur son chemin. Toutefois, Jep s’ennuie, se lasse, ne sait plus où il va, et surtout ne sait pas quoi faire pour retrouver le goût de la vie qu’il a toujours souhaité. Le film nous amène à nous demander si le succès et l’argent sont aussi attrayants qu’on ne le pense. Une scène est parlante : celle où Jep est sur sa terrasse avec ses amis, et où il finit par dire à tous que les discussions qu’ils ont ne sont pas sincères, et que tout le monde connaît les mensonges des autres. Il faut seulement faire semblant parce que c’est ainsi que les choses fonctionnent dans ce milieu. En plus de faire réfléchir sur la question de la gloire et de la richesse comme source de réalisation, le film pose également la question de l’âge. Peut-on se réinventer à tout âge ?

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