EXPOSITIONS DE PHOTOGRAPHIE    

GUARDANDO AI 70 

Organisée par Dolce Cinema en collaboration avec Centro Cinema Città di Cesena pour les supports documentaires Un voyage dans l'histoire des années 70 à travers les yeux du cinéma moderne.

Une sélection de photos de tournage seront exposées au Douceur Café et à La Passoire de Grenoble et à la Salle 6 du cinéma Le Club pour la durée du festival.

À l'honneur, les années 70 et l'influence qu'elles ont encore dans le cinéma d'aujourd'hui, entre représentation et omniprésence.

Ne manquez pas ces superbes clichés, autour d'un moment de détente éphémère, entre cinéma et photographie.

Regard sur les années 70

Antonio Maraldi
Centro Cinema Città di Cesena

Il est curieux de constater à quel point les années 70 furent peu fréquentées par le cinéma italien du nouveau millénaire. Et lorsque c’est arrivé, le regard n’a presque jamais été empreint de regret ou de nostalgie, car en opposition à l’insouciance et l’optimisme des années du boom économique, cette décennie fit face à des problématiques qui marqueront profondément la société italienne. Vues comme des années difficiles par le cinéma italien des dernières décennies, elles sont caractérisées par des évènements dramatiques sur le plan civil, comme le cas Moro ( Buon giorno, notte de Marco Bellocchio) ou comme le meurtre de Peppino Impastata (I cento passi de Marco Tullio Giordana) .
Durant ces années, l’engagement politique trouve de nouvelles formes de concrétisation, plus particulièrement à Bologne (Lavorare con lentezza de Guido Chiesa, Paz! de Renato De Maria). Mais un vent d’agitation se fait aussi sentir ailleurs (Radiofreccia di Luciano Ligabue), avec son lot de conséquences inattendues (Il fuggiasco di Andrea Manni).
Les films traitant de la criminalité ne manquent pas non plus, petite (Io non ho paura de Gabriele Salvatores) ou grande (Romanzo criminale de Michele Placido et la série télévisée qui suivra, tournée par Stefano Sollima) qu’elle soit.
Il est possible de trouver un regard plus conciliant dans une série de titres quotidiens ( de La prima cosa bella de Virzì à Anni felici de Luchetti, en passant par Bar Sport de Martelli et La kryptonite nella borsa de Cotroneo) , même si la véritable ode à la nostalgie de la décennie reste Tutto l’amore che c’è de Rubini, entre troubles et aspirations adolescents. Tous les films cités ici ont été documentés par certains des meilleurs photographes de plateau des dernières générations, dont le travail a été recueilli dans le fonds CliCiak du Centro Cinéma Città de Cesana, d’où proviennent les photos exposées.

Crédits Photo:

Emanuela Scarpa

Angelo R. Turetta

Paolo Ciriello

Chico de Luigi

VERNISSAGES